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Retrouver un art en agriculture

La biodynamie


Vignes

On voit partout s'étendre la prise de conscience des effets terriblement néfastes des produits chimiques de synthèse utilisés depuis quelques décennies en agriculture. Comment peut-on sortir définitivement de cette impasse, hélas si habilement construite, avec la complicité, peut-être inconsciente, de trop de chambres d'agriculture ? C'est la question, de plus en plus pressante, qui est posée aujourd'hui ; comment faire pour sortir de ce bourbier ?

À cette question, les réponses restent confuses et souvent peu satisfaisantes sur le plan de l'éthique. On tente de trouver des produits moins néfastes, des appareils de traitement plus « écologiques », ou de reproduire des molécules de produits naturels, etc. Pourtant les réponses de fond ne sont pas là ; l'accès aux solutions durables, humaines, même si cela choque une partie du corps enseignant ou scientifique, doit se faire en pensant autrement ! Qu'est-ce que cela signifie ?

Lunar Cycles

Pour renforcer l'expression du vivant, de la vie, et donc pour limiter, puis supprimer, les maladies il faut appréhender le monde vivant d'une manière très différente de ce qui est fait aujourd'hui. On ne peut pas comprendre pleinement la vie en disséquant jusqu'à l'infiniment petit un organisme vivant ; et en l'étudiant, en sus, sur un plan strictement confiné à la matière. La matière, tant adulée par nos scientifiques du fait des formations incomplètes qu'ils ont reçues, n'est qu'un résultat, ou l'aboutissement de processus qui ont figé différentes substances dans une forme précise pour aboutir à une espèce végétale ou une autre... Ce qui nous intéresse, pour une compréhension profonde de la plante, ce sont les processus qui l'ont créée, pas la plante elle-même. Si on prend l'exemple d'un pâtissier qui a fait un gâteau ; ce qui nous intéresse c'est lui, plus que le gâteau lui-même, même s'il est analysé sous toutes ses coutures ! C'est pareil avec la matière. Ces forces que l'on appelle « la vie », et il faut le comprendre absolument pour atteindre de vrais progrès, s'éteignent, et finalement meurent dans la matière. La mort n'est qu'un triomphe de la matérialité sur le vivant. Pour comprendre la vie plus profondément, il faut quitter la matière, et s'attacher à la compréhension du système qui donne vie à la Terre ! La Terre, notre bonne planète, ne possède pas la vie, elle la reçoit par son appartenance à un système solaire et stellaire. En leur absence, la Terre meurt. En d'autres termes, si on retire la Terre du système solaire ou si on l'enveloppe d'un immense plastique opaque (ce que l'on commence à faire du reste, surtout énergétiquement, avec cette saturation de pollutions hertziennes que l'on impose en toute inconscience dans l'atmosphère pour l'utilisation de téléphones portables, de GPS, de satellites, etc.), la vie disparaît presque totalement.
Posons-nous maintenant la question suivante : comment cette vie arrive-t-elle sur terre ?

Et aussi plein d'autres questions complémentaires : comment le système solaire reste-t-il cohérent ? Pourquoi les planètes ont-elles des orbites assez stables, chacune avec des années si différentes (84 jours pour Mercure et presque 30 ans pour Saturne) ? Quelles affinités s'expriment dans ces rythmes ? Pourquoi notre système solaire se déplace-t-il à 30 km/seconde vers Sirius ? Quelles sont les forces actives qui maintiennent ces équilibres et quel est leur sens ? Ce sont des dizaines, des centaines de questions comme celles-ci qui devraient être posées à nos étudiants en agriculture pour qu'ils deviennent conscients, dans leurs décisions futures, de l'impact de leurs gestes.

En un premier temps il faut seulement comprendre que derrière ces équilibres subtils, magnifiques, il y a d'abord des rapport de forces que l'on peut simplifier par les termes « attraction solaire » et « gravité ».Chacune « tire » de son coté et le tout forme un équilibre céleste, dont indirectement, nous vivons finalement !

Cosmic Influences

Le mot clef est dit, « rapport de « force » »! Que sont-elles ? Comment fonctionnent-elles ? Peut-on s'en servir ? (voir Schauberger et les forces de l'implosion par exemple) ; là sont les questions clefs qui peuvent faire évoluer nos actes agricoles. La vie descend sur terre par des millions de fréquences, de longueurs d'ondes cosmiques, chacune porteuse d'informations très spécifiques. Chaque plante est finalement un système énergétique d'écoute ou de réception qui prend ce dont il a besoin pour exprimer sa spécificité ; c'est un peu le même principe – mais pas du tout la même chose, bien sûr - que ces gigahertz – si néfastes, car proches des fréquences cosmiques - qui en un quart de seconde portent à votre oreille via votre portable la voix d'un ami situé à 8 000 km de vous. L'onde a porté sa voix presque immédiatement ! Oui, la vie sur terre est le résultat d'un formidable système d'information où chaque planète, chaque constellation s'exprime par des ondes cosmiques chacune porteuse d'informations.

L'immense porte ouverte par Rudolf Steiner en médecine, en agriculture, en éducation, etc., a été d'expliquer les arrières-plans énergétiques du monde physique ; ou si vous préférez les tenants et les aboutissants de ces matrices de forces qui permettent à la Terre de porter, ce que l'on appelle la vie, dont la nature, au sens le plus large, est une illustration etc. ; Et aussi d'expliquer comment on peut solliciter et donc se servir de ce système qui est gratuit ! Car elle est gratuite, cette vie, c'est un don fait à la Terre. Si on commence à expliquer à des étudiants de quoi est fait ce système, comment il fonctionne, comment on peut en mesurer les effets ( cristallisations, morpho-chromatographie, etc. ),comment le solliciter aussi, immédiatement leur humanité, je veux dire leur qualité d'être humain, se réveille ; chacun se sent partie prenante de quelque chose d'immense, dont on est issu aussi et qui donne du sens à notre vie et à la société à laquelle on appartient ! Et c'est cela aussi qui pourrait éviter ces déprimes grandissantes – autant de suicidés que de morts sur les routes – si significatives de l'échec d'un système. Finalement avec une démarche macrocosmique, on sert la Terre, et elle nous le rend au centuple !

Dans cette nouvelle approche on n'impose plus rien à la plante d'une manière aveugle du reste, on accroît seulement ses facultés de réception, « son acoustique » si vous voulez, à ces forces qui lui donnent vie. On la rapproche de « sa force archétypale » ou de la matrice énergétique qui l'a modelée et incarnée. Le gène à lui seul est un leurre ; ce n'est que le premier élément visible du plan énergétique qui l'a mis en place. Le monde scientifique le sait puisqu'il dit « ce n'est pas le gène lui-même mais ce qui est autour qui agit ». La génétique ne deviendra un progrès que quand on aura compris le système qui organise ou ordonne les gènes. Si cette étape n'est pas faite, la génétique devient un outil terriblement dangereux car porteur de forces intensément désorganisatrices qui dérangent, qui agressent même, le système en charge de créer un ordre de vie sur la Terre. Et cela ne pourra aboutir qu'à plus de problèmes et de nécessités « d'assistanats arbitraires » que la collectivité devra une fois payer.

Sensitive crystallisation

Le vrai progrès, c'est comprendre comment un macrocosme, un monde énergétique, s'emprisonne, se sépare, et s'isole dans la matière. Comment chaque morceau du puzzle peut aider à refaire naître le lien à une image globale, un tout énergétique. C'est cela un macrocosme qui devient un microcosme. On l'a déjà dans le mythe d'Isis et d'Osiris où Isis sur Terre cherche désespérément les morceaux d'Osiris, que Typhon (la gravité) a mis en pièce (incarnation ; séparation). Retrouver le lien au tout par la compréhension des parties est le travail que doivent entreprendre les scientifiques. Et c'est cela que font les préparations en biodynamie, à leur manière. Elles agissent finalement un peu comme de minuscules émetteurs/récepteurs liés à des processus très précis et qui peuvent éventuellement aboutir ensuite sur le plan visible à des vies microbiennes, etc., particulières, mais qui permettent surtout sur un plan qualitatif une harmonie. Ceci ne peut se mesurer que qualitativement et non pas quantitativement. Ce que l'on aime dans un vin ou dans une peinture de Van Gogh, c'est un monde qualitatif, qui n'est pas terrestre mais céleste ou solaire et c'est pour cela qu'il nous réjouit du reste. L'art est une élévation du monde matériel. En agriculture, c'est pareil. Vouloir étudier la qualité par le plan matériel, par des mesures physiques, revient à sa négation tout simplement ! Et c'est dans cette impasse que l'on a enfermé le monde scientifique ! Les scientifiques doivent être au service de la vie, pas au service d'intérêts économiques. Aimez-vous vos enfants de 300 ou de 500 g ? Cette question semble saugrenue mais c'est pourtant ce que tentent de faire beaucoup de scientifiques sans en prendre conscience ! La qualité, le monde qualitatif ne s'appréhende pas par ce type de mesure. La plante élève la matière, lui donne forme, l'organise. Ce sont ces forces organisatrices, ou formatrices qu'il faut mesurer pour atteindre le monde qualitatif (test des cristallisations sensibles par exemple). Les actions de ce monde qualitatif, redisons-le, ne peuvent donc se mesurer matériellement mais il faut le lui donner sa place car c'est de cette beauté secrète, de ces équilibres, dont on veut se nourrir et non d'un « tohu-bohu » que l'homme impose à la plante et dont on dissimule les effets néfastes par de la technologie au cellier par exemple.

On n'est qu'aux premiers pas de ces compréhensions, un peu comme les avions qui il y a un siècle volaient à quelques mètres de haut ! Cela ira beaucoup beaucoup plus loin et dans un sens positif, seulement si ces démarches sont faites avec conscience en comprenant et respectant le vivant dans ce qu'il a de plus noble. Même le penser de l'homme ou des hommes, forme aussi des forces vives, c'est cela aussi la main verte, rien d'autre qu'un échange d'énergies... Ces forces sont partout autour de nous, il faut les reconnaître et apprendre à s'en servir. Sans déviation, sans tenter de les copier pour des raisons économiques ou de pouvoir ; juste apprendre à s'y lier. Les proportions, les formes géométriques – architecture sacrée par exemple – donc les nombres, sont aussi porteurs dans leur arrangement de forces spécifiques. Le nombre d'or est un nombre indivisible donc qui porte toujours en lui l'unité, un lien à la globalité. C'est pour cela qu'il est tant utilisé ! Par les proportions qu'il impose, il nous « parle », il nous nourrit aussi ; les grands peintres s'en sont souvent servis et aujourd'hui le marketing veut s'en emparer !

Hoeing

D'une certaine manière, la biodynamie crée un lien à ces mêmes matrices de forces.
Prenons l'exemple d'une vigne : les minuscules bourgeons qui sont à peine visibles au mois de mars vont devenir des branches, des feuilles, des fleurs puis du raisin. Plus d'une tonne de matière apparaît ainsi sur chaque hectare en 6 mois. On considère que 94 % de cette matière dont on a retiré l'eau (on dit alors matière sèche) vient de la photosynthèse donc de l'habilité de la vigne a bien saisir ces énergies solaires, planétaires, stellaires et à les incarner. C'est là qu'il faut agir pour corriger les effets néfastes des pollutions physiques et énergétiques ; avant ou au moment où l'énergie devient matière ; après les « jeux sont faits », la matière est là, difficilement corrigeable si elle a un défaut ; défaut qui appellera sans doute maintenant ou plus tard une maladie que l'on ne comprendra pas, bien sûr. C'est cela la grande spécificité de la biodynamie, agir au moment où l'énergie devient matière. Elle agit par le plan énergétique et donc seulement indirectement par le plan physique. C'est là où elle diffère totalement de l'agriculture biologique. Quelques grammes/hectare de préparations ne peuvent avoir un effet par le plan physique, mais par le plan énergétique, c'est très différent.C'est de là que la biodynamie tire sa puissance, surtout à notre époque où les énergies vitales n'ont jamais été autant affaiblies. C'est de là que vient son habilité à faire des vins « meilleurs ».Et c'est l'inverse que l'on fait quand on utilise ces terribles désherbants ou systémiques qui empoisonnent la vie du sol et de la sève ! Finalement c'est de la capacité ou de l'habilité de la vigne à bien se lier à ces énergies créatrices, ou à ces informations cosmiques que viendra la possibilité de s'abstenir de presque toute œnologie au cellier. Un raisin « bien né » peut être exempt de tout artifice au cellier car il a en lui toutes les informations pour se comporter de la meilleure manière, ou pour unifier toutes les caractéristiques de l'année avec l'esthétisme dont il est issu ! Nos gestes agricoles ont affermi en lui un lien à la globalité, à l'harmonie créatrice, à ce que Kepler appelait la musique des sphères. On a alors un vin qui est un lieu, une originalité, une œuvre, et qui de fait sera aimé.
J'espère que certains d'entre vous, les jeunes surtout, comprendront ces forces auxquelles on peut lier la vigne par nos décisions, nos gestes, nos compréhensions. C'est essentiel pour que nos sociétés restent qualitatives. On est aux antipodes de ce qui est enseigné, je le sais ; mais tous ceux qui ont fait cette démarche avec sincérité pourront vous confirmer que le cellier doit redevenir, ce qu'il était, une maternité ! Le travail du cellier n'a dû devenir intense que pour corriger les graves effets secondaires énergétiques des produits chimiques de synthèse que l'on a conseillé aux agriculteurs, sans les en prévenir ! Ce sont eux qui « cassent » l'unité que doit exprimer une AOC.

Voila donc comment on ne doit plus « faire » un vin pour « plaire » à M. X ou M. Y, qui par son nom « fait » vendre à des consommateurs trop confiants et peu informés des changements des 25 dernières années (combien savent que les viticulteurs peuvent avoir légalement recours à 350 levures aromatiques et génétiques et à bien d'autres choses encore !!!)
Tant que l'homme ne pénètrera pas ces sphères génératrices de vie, les solutions ne seront jamais durables. Elles resteront des dettes pour la collectivité et ne permettront pas de manger ou de boire des énergies harmonieuses qui de ce seul fait sont nutritives. Changer la conscience de l'homme passe par cette compréhension.
Voila comment on peut comprendre que l'agriculture pourra redevenir un art ; l'art de savoir comprendre et utiliser à bon escient les forces qui donnent vie à la Terre. C'est avant tout cela, la porte ouverte par la biodynamie. Et c'est à cause de cela qu'elle se développe surtout en viticulture, car elle touche une clientèle de passionnés de plus en plus sensible à la vérité d'un goût. Vérité du goût, « mot clef » sur lequel la presse viticole est étrangement silencieuse, muette même, pour quelles raisons à votre avis ?

Nicolas Joly

Nicolas JOLY
Coulée de Serrant